PÉCHER PAR OMISSION
On distingue parfois les péchés par action et les péchés par omission. Pécher par action, c’est faire quelque chose de mal et pécher par omission c’est ne pas faire quelque chose de bien alors qu’on pourrait ou qu’on devrait le faire.
Il ne faut pas pousser trop loin cette distinction. Action et omission sont plutôt les deux faces d’une même réalité. Quand je fais le mal, il y a toujours un bien que je ne fais pas à la place et quand je ne fais pas ce que je devrais, ce que je fais à la place en devient mauvais.
L’expression « pécher par omission » nous rappelle qu’on peut faire beaucoup de mal en ne faisant rien, par indifférence, paresse, lâcheté ou inertie. En se repliant sur soi-même, on rate une quantité incroyable d’occasions de faire le bien.
La bonne nouvelle, c’est que Jésus offre un avenir à tous les pécheurs qui se confient en lui, même à ceux qui sont tourmentés par tout ce qu’ils n’ont pas fait.
DANIEL HILLION
PÉCHÉ MIGNON
Penchés au-dessus du berceau où un bébé dort calmement, il nous arrive de laisser échapper cette phrase si souvent répétée : « Mais qu’il est mignon ce petit ! » Sagement blotti au fond de son lit, nous lui donnerions le « Bon Dieu » sans confession.
Le péché, dans le sens de manquer le but voulu par Dieu et attendu de lui, peut se tapir au fond de notre quotidien comme une habitude qui ne porte pas à conséquence, apparemment. Un péché sans lendemain en sorte.
Voire même un péché supportable par Dieu lui-même, puisque anodin.
La gourmandise, par exemple, est souvent qualifiée de « péché mignon ». Pourtant, elle peut cacher des aspirations plus sournoises et problématiques.
Le côté sournois du péché mignon peut devenir un piège qui enferme en justifiant ce qui ne l’est pas...
Qui vole un œuf vole un bœuf ! Pour Dieu, c’est l’intention qui compte ; c’est là le cœur du problème, mais aussi un problème de cœur !
MARC DERŒUX
PÉCHÉS VÉNIELS, MORTELS, CAPITAUX…
Ces distinctions sont propres au catholicisme et ne trouvent pas de fondement explicite dans la Bible. Toutefois, il faut préciser qu’ils ne sont pas toujours ce que la pensée populaire en a fait. Ainsi, la théologie catholique distingue sept péchés capitaux (l’orgueil, l’avarice, l’envie, la colère, la luxure, la gourmandise et la paresse) non pas parce qu’ils sont plus importants que les autres mais parce que ceux-ci en découlent. Chacun pourra avoir son opinion sur le sujet. La distinction entre péchés véniels et péchés mortels est plus discutable puisque, par nature, tout péché, que nous le jugions grand ou petit, nous coupe de notre communion avec Dieu. Discutable aussi parce qu’il n’y a pas de péché si important que Dieu ne pourrait pas pardonner. La Bible est formelle : « Si nous avouons nos péchés, Dieu nous les pardonnera ... le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tous les péchés. » 1 Jean 1.7,9.
GEORGES MARY