Misako Ozaki est une jeune femme qui écrit et lit des textes pour l’audiodescription des films, à destination des non-voyants. Masaya Nakamori est un photographe qui est en train de perdre la vue. Ils se rencontrent lors de la projection d’un film à des consultants non-voyants...
Vers la lumière est un film contemplatif, à la beauté formelle sidérante. Le travail sur l’image, la photographie, la lumière est absolument prodigieux. C’est un film sensoriel. Il stimule nos sens grâce aux nombreux très gros plans sur les visages et en particulier les yeux ; grâce à des plans subjectifs qui évoquent la perte de vue progressive de Masaya ; grâce aux différents flashbacks, notamment pour Misako qui se souvient de son père disparu...
C’est aussi, bien sûr, un film très émouvant, qui parle du deuil, de la perte de ce que l’on a de plus cher, illustré par cette phrase que l’on entend comme un leitmotiv tout au long du film : « Rien n’est plus beau que ce qu’on a sous les yeux et qui s’apprête à disparaître. » Le film est émouvant aussi dans l’évolution de la relation entre les deux personnages principaux, avec des scènes bouleversantes, comme celle dans le métro au moment où Masaya perd définitivement la vue, ou lorsqu’il touche de ses mains le visage de Misako, ou la scène de la dernière photo prise par le photographe, ou bien sûr la fin sublime, vers la lumière du soleil couchant. Bref, Vers la lumière porte bien son titre (Hikari en japonais, la lumière) : c’est un film lumineux !
Le film illustre de façon saisissante le fait que la guérison dont on a besoin n’est pas toujours la guérison physique (ici, le fait de retrouver la vue). Au cœur de la maladie, la rencontre de l’amour, peut apporter une guérison bien plus profonde. C’est aussi, j’en suis convaincu, ce qui peut se passer lorsqu’on rencontre l’amour suprême, celui de Dieu pour chacun de nous.
Informations complémentaires
RÉALISATEUR
Naomi Kawase
PAYS-----------------------------------------------
Japon
ANNÉE DE SORTIE --------------------------
2017
ACTEURS PRINCIPAUX --------------------
Ayame Misaki,
Masatoshi Nagase
STYLE ---------------------------------------------
Drame
DURÉE --------------------------------------------
1 h 42